D’humeur cynique

Quand on pleure sur le quai d’une gare, sachant qu’on ne reverra plus un être que l’on aime et qui nous aura oublié au prochain arrêt, il devrait toujours y avoir un être bienveillant pour nous chuchoter à l’oreille :

« Pas de sentimentalisme »

L’on s’insurge, l’on râle, les sanglots nous montent à la gorge et c’est là qu’il surgit, la pelle à la main, cherchant à sauver les agonisants d’une souffrance insupportable. C’est lui, c’est sûr, l’être cynique que l’on recherchait depuis si longtemps. Car, clairement :

« L’amour est à un coup de pelle de la Mort »

Mais cela ne rassure pas. Il faut continuer à vivre, parler à tous ces gens qui n’ont rien à dire et qui pourtant nous apportent la dose de reconnaissance quotidienne qui nous permet de survivre. Alors que faire ? Écouter ces trublions de la vie qui hurlent immodérément :

« Je n’ai jamais été aussi heureux depuis que je suis cynique »

Ou continuer à se morfondre en un rythme imposé par ceux qui ne comprennent rien mais continuent tout de même ? L’évolution nécessaire de la démocratie vers son homologue débilitant ?

« Votez pour Idiocratie, le seul parti qui ne vous promet rien ! « 

Rassurez vous. Si vous votez encore, c’est que vous n’avez toujours rien compris. De toute manière, ce qui nous attend tous c’est de mal finir. Alors qu’importe les divergences et les petits conflits du quotidien. Dites vous bien que:

« Puisqu’il n’y a plus rien à faire, autant plus rien n’en avoir à faire ! »

Nourrissez vous du cynisme et vous vivrez ! Jusqu’à la fin.

Honoré d’avoir fait votre connaissance…